Le Fauconnier

Le faucon Gerfaut du vilain était magnifique,
le rapace devait être un chasseur fantastique.
Mais le Seigneur de la contrée du Massegros punissait de mort le braconnage. Il défendait même aux villageois affamés de ramasser le cassis si abondant sous peine d’avoir les mains coupées.
L’homme regarda les cassis aux fruits si odorants, il décida de les piétiner,
et ainsi réduisit les fruits en pulpe puis la mangea.
Pensif il regarda longuement « La rivière de cassis » s’écouler.
Ensuite il décréta une chasse en haut vol avec son faucon.
Le plaisir n‘en serait que plus intense !
Le seigneur le fit arrêté.
Lors de son procès il se défendit ainsi :
« Je n’ai rien ramassé de mes mains,
et quant à la chasse demandez donc au faucon. »
Le seigneur le libéra.

Le Berger des Causses
Les bourgeois de Mende n’avaient pas voulu payer sa transhumance,
pourtant le Berger avait ramené toutes les brebis, aucune ne manquait.
« Vous me devez ce salaire s’écria-t-il pendant ce voyage, ma seule nourriture ne fut que mûres sauvages et lait de brebis.»
Les bourgeois se mirent à rire et s’écrièrent à leur tour :
« tu paieras alors le lait que tu as bu. »
Le vendredi suivant le berger se présenta sur la place du marché,
tira de son sac une flûte et commença à jouer.
La mélodie attirait les brebis.
Elles se regroupèrent et le suivirent jusqu’à la grotte de Beaumes.
Le joueur entra dans celle-ci avec les bêtes.
On entendit le son de l’instrument quelque temps, il diminua peu à peu et enfin on entendit plus rien… Devant la grotte,les bourgeois découvrirent un petit sac rempli de mûres sauvages,
sans doute laissé là en paiement du lait.
(Aux frères Grimm)

Sainte Enimie
En ces temps reculés vivait dans les Gorges du Tarn
une Princesse d’une très grande beauté .
Malheureusement elle était harcelée par des hommes peu honorables et avides de sa chasteté. Elle implora le Seigneur de lui venir en aide afin de conserver sa pureté. Dieu l’exauça, et lui infligea la lèpre,
qui la défigura..
A la vue du visage déformé et par peur de la terrible maladie, les prétendants malintentionnés s’enfuyaient.
Un jour, la princesse guidée par des voix divines se baigna dans la source de Burle. L’eau miraculeuse effaça les stigmates de la maladie. Certains disent aussi que sur les berges poussaient des framboisiers aux fruits mûrs. Elle mangea quelques-unes de ces baies et retrouva la fraicheur de son teint.
Ainsi débutait la légende
de Sainte Enimie.